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Date de création : 14.11.2014
Dernière mise à jour :
16.11.2014
76 articles
Agen. Le neveu raconte la Résistance de l'oncle
Publié le 24/05/2013 à 07:54, Mis à jour le 24/05/2013 à 07:55
Agen (47) - édition
Photo DDM" /> Arnaud Benedetti, Lot-et-Garonnais, directeur de la communication à l'Inserm, professeur à la Sorbonne, raconte Jean Benedetti, «un préfet dans la Résistance».
Le neveu n'a pas eu le temps de bien connaître son oncle. «Il est décédé en 1981, j'avais 16 ans. Mais surtout on a peu parlé, il était très pudique et n'évoquait pas vraiment cette période.» On savait dans la famille Benedetti que Jean, l'oncle, ancien préfet avait eu un comportement exemplaire pendant la 2e Guerre mondiale. Quelques anecdotes dans les réunions de famille et plus tard, dans un désir de connaître et avec l'envie de transmettre l'histoire de Jean Benedetti vue par son neveu, Arnaud Benedetti, deviennent un livre, «Un Préfet dans la résistance». «J'ai voulu comprendre comment il avait traversé la Seconde Guerre mondiale. C'est bien la guerre de Jean Benedetti que j'ai voulu raconter, celle de ce Juste qui s'ignorait et qui évita toute compromission». Il sera arrêté et déporté en 1944 sur dénonciation de la milice. Jusque-là son action, «confortée par des facteurs psychologiques très forts, sa capacité à dissimuler son action à l'occupant allemand et à la milice ; un environnement professionnel favorable qui partageait la même philosophie et surtout le rôle de son épouse engagée elle aussi dans la Résistance au sein du réseau Andromède» avait pris place dans un système très au point.
«Il appartenait au réseau de noyautage des administrations publiques. Il conduisait au plus haut point la désobéissance administrative.» Et prenait des risques qui n'apparaissaient pas au premier regard, «c'était de la résistance administrative, il ne combattait pas les armes à la main.» Mais cette Résistance-là a su être héroïque, «On peut prendre l'exemple de Montpellier, il a contribué à sauver 1 000 enfants juifs, en prévenant les rafles qui se préparaient.» Le livre d'Arnaud Benedetti c'est encore faire toucher du doigt le comportement d'autres hauts fonctionnaires, «des chefs de bureau, des préfets, des sous-préfets, des policiers ou des gendarmes qui ont à des degrés divers contrariés voire contredits les plans des occupants.» Arnaud Benedetti dessine le portrait «d'un homme de réseaux, sans être franc-maçon, républicain sincère mais dépourvu de dogmatisme, haut fonctionnaire issu du sérail mais se défiant de tout esprit de caste, conscient de ses responsabilités mais sans arrogance.» Outre qu'il permet la découverte d'une certaine France, d'une personnalité hors du commun et d'actes héroïques, le livre d'Arnaud Benedetti raconte des faits et des gestes de la Grande Histoire. On croise De Gaulle, Papon, Mitterrand, Chaban. Et on suit, la vie d'un homme «qui ne s'est jamais pris au sérieux et qui posait sur les faits, les gens et sa réalité, une ironie naturelle.»
«Un préfet dans la Résistance», Arnaud Benedetti, CNRS Éditions.
Depuis deux ans, l'Espace mémoriel de la Résistance et de la Déportation propose au mois de mai une semaine «Histoire & Mémoire». L'année 2013 marque une double commémoration : le 70e anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance et de la mort de Jean Moulin. A partir du 27 mai, la ville d'Agen propose expositions et conférences sur ces thèmes dans la salle des Illustres de l'hôtel de ville. Le 31 mai, c'est Arnaud Benedetti, né à Agen, directeur de la communication de l'Inserm, qui nous honorera de sa présence pour nous faire découvrir son ouvrage : «Un préfet dans la Résistance».
Dimanche 16 juin, après la messe célébrée par le père Jean Dupré, aumônier de l'association départementale pour la fidélité au souvenir du général De Gaulle et une très belle homélie sur celui-ci, c'est précédée des porte-drapeaux que l'assistance s'est dirigée vers le monument aux morts.
Malgré un soleil de plomb, les fidèles à la commémoration de l'appel à la résistance contre l'occupation nazie lancé le 18 juin 1940 à la BBC par le général De Gaulle, se sont rassemblés devant le monument aux Morts, en présence des autorités civiles et militaires dont le lieutenant Quentin Guichard de la gendarmerie de Miramont de Guyenne, on remarquait, Marie-Odile Leroy-Fleury, présidente de l'association départementale pour la fidélité au souvenir du Général De Gaulle et coordonnatrice de la cérémonie entourée de toutes les associations du monde combattant. Trois gerbes de fleurs ont été déposées au pied du monument aux Morts : l'une offerte par l'association, représentant la croix de Lorraine, une autre par la municipalité et Pierre Camani, sénateur et président du Conseil général de Lot et Garonne ne pouvant être présent pour cette cérémonie, a également fait déposer une gerbe.
Les prises de paroles, entre une haie de porte-drapeaux, ont été écoutées par tous les participants dans un silence religieux. Une émotion collective encore motivée par les accents de la Marseillaise et du Chant des Partisans a marqué cet instant.
Marie-Odile Leroy-Fleury et le maire, Christian Fraissinède ont ensuite dévoilé la plaque commémorant l'appel du 18 juin 1940.
Le but de l'Association départementale pour la fidélité au souvenir du général De Gaulle est de poser des plaques dans tous les villages de Lot et Garonne, afin de ne pas oublier.
L'association se réunit deux fois par an, le 18 juin et le 9 novembre, elle existe depuis 40 ans et ne fait pas de politique.
Prochainement, elle sera sur le villeneuvois. Cette cérémonie s'est achevée dans la salle de la mairie où chacun était attendu pour le verre de l'amitié offert par la municipalité.
Publié le 26/06/2014 à 03:49, Mis à jour le 26/06/2014 à 07:59
Madaillan (47)
La commune de Madaillan a, elle aussi, sa plaque rappelant l'appel du 18 juin du général de Gaulle.
Après la messe célébrée en l'église de Doulougnac par le père Dupré, les nombreux participants à cette cérémonie se retrouvaient devant le monument aux morts pour un dépôt de gerbe par Philippe Darquiès, maire de Madaillan, et les enfants. Ce dépôt de gerbe était suivi de la «Sonnerie aux morts» et de la «Marseillaise». Puis tout le monde était invité à faire quelques pas pour se retrouver devant la plaque commémorative encore recouverte du drapeau tricolore. Lorsque les drapeaux et surtout le fanion du général de Gaulle furent en place, Marie-Odile Leroy-Fleury et Philippe Darquiès enlevèrent le drapeau tricolore pour laisser apparaître la plaque de l'appel du 18 juin rappelé par Philippe Darquiès et suivi par une allocution sur l'appel de Jean-François Giroldi. Suivaient le «Chant des partisans» et la «Marseillaise». Marie-Odile Leroy-Fleury remerciait tous ceux qui avaient voulu cette commémoration de l'appel et plus spécialement Philippe Darquiès qu'elle avait eu en classe au lycée Palissy. Avec beaucoup d'humour, Philippe Darquiès clôturait cette cérémonie en souhaitant qu'en ce jour où l'on commémorait la Résistance, personne ne fasse de résistance pour venir prendre le verre de l'amitié.
Journée nationale commémorative de l'appel historique du général de Gaulle
11h30 -Arrivée des personnalités place Armand Fallières
- Lecture de l'appel du Général de Gaulle par un élève du Lycée Saint-Caprais
- Lecture du message ministériel par M. le Préfet
- Chant des partisans interprété par les élèves de l'école Félix Aunac
- Dépôt des gerbes
- Ravivage de la flamme et minute de silence